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Saida

par Carine MANSOUR

Saida par Lindsay Manzella - Mon Liban
Saida par Lindsay Manzella - Mon Liban

Sur la Méditerranée, à 40 km au sud de Beyrouth, se dresse Saida (ou Sidon), une des villes légendaires de l’antique Phénicie. Elle porte le nom du fils de Canaan, petit-fils de Noé dans la Genèse, et de Sayd (pêche en arabe).

La légende la plus célèbre est celle du prince phénicien Cadmus, qui partit de Saida à la recherche de sa sœur Europe, enlevée par Zeus. Arrivé en Grèce, le prince enseigna l’alphabet aux mycéniens. Autre légende - contée par Homère, dans l’Iliade - celle de Pâris, qui offrit à Hélène un habit fabriqué par les femmes de Sidon

L’histoire de Saida, qui remonte à plus de 3000 ans avant notre ère, accompagne celles de Jbeil (Byblos) et Sour (Tyr). A l’époque, vers 2800 avant Jésus-Christ, les habitants de cette partie de la Méditerranée, les Cananéens - appelés plus tard les Phéniciens - fondent ces trois cités-Etats, des entités autonomes avec un roi, des prêtres et un dieu propre. A Saida, on adorait Eshmoun, dieu de la guérison. Après des périodes de domination égyptienne (1530 av. J.-C.), hittite (1350 av. J.-C.), puis égyptienne (1271 av. J.-C.), Saida devient indépendante (1100 av. J.-C.).

La ville bâtit sa prospérité sur le commerce avec les Egyptiens au Sud et les Mycéniens au Nord (exportation de bois, huile d’olive et cuivre, importation de lin, or, cordages, blé et lentilles). Mais surtout, comme Sour, sa concurrente, sur l’industrie de la pourpre. Habiles artisans, les Sidoniens travaillent le verre, les bijoux et la broderie. Les terrains autour de la ville sont plantés de bananiers et de citronniers. Saida brille aussi sous l’Empire perse (539 av. J.-C.) dont elle devient le port principal et la capitale régionale durant deux siècles, avant d’ouvrir ses portes à Alexandre le Grand (333 av. J.-C.), puis à Pompée (-64). Son importance déclinera par la suite au profit de Beyrouth.

La cité retrouve une place de choix sous Fakhreddine (XVIIe siècle), qui y construit sa résidence d’hiver, ainsi que le Khan el Franj* (Caravansérail des Français), pour les commerçants de passage.

Saida est aujourd’hui la troisième ville du Liban. C’est la ville d’origine de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri, qui y fit notamment construire l’une des plus grandes mosquées du pays, la mosquée Bahaa Eddine Hariri.

La ville médiévale intramuros, qui s’étend du Château de la Mer* au Château Saint-Louis* est relativement bien conservée. Ses souks s’organisent en un labyrinthe d’allées et de venelles étroites que le soleil quelquefois peine à éclairer. Ce qui frappe le visiteur de la vieille ville de Saida, c’est la mince frontière entre l’espace public des souks et des places et l’espace privé des cours et des résidences. L’un et l’autre se croisent, s’entrelacent, comme en témoigne par exemple le Palais Debbané*, véritable joyau architectural, auquel on accède à partir d’une allée des souks.

Ouverte sur la mer, Saida n’est pas toujours tendre avec le visiteur primaire. C’est au curieux, à l’infatigable intrépide qu’elle livre ses secrets, un à un, patiemment… Comme une princesse orientale qu’il faudra mériter pour conquérir.

* à visiter

Découvrez Saida à travers notre excursion à Saida, Tyr et Eshmoun !


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