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Qadisha

par Carine Mansour

Vallée de la Qadisha par Panoramas - Mon Liban
Vallée de la Qadisha par Panoramas - Mon Liban

 

Notre kazdoura se faufile dans un cadre naturel spectaculaire, dans les profondeurs du Liban-Nord. Nous vous emmenons en randonnée dans la mythique vallée de la Qadisha.

 

Mythique de par son histoire, patrimoine mondial de l’Humanité depuis 1998, la vallée de la Qadisha est le berceau de la chrétienté du Mont-Liban et demeure un des centres monastiques les plus importants au monde. Qadisha signifie d’ailleurs « sacrée » en syriaque, ancienne langue des chrétiens de la région.

La vallée, avec son relief fait de précipices et de vallées encaissées, naturellement imprenable, servait déjà de refuge aux montagnards depuis la préhistoire. A l’avènement de la chrétienté (IVe siècle), les moines, ascètes et ermites en firent leur sanctuaire. Monastères et ermitages y furent construits, la plupart creusés dans la roche. Ils consistent en un dédale de grottes, corridors et cavités, dont la partie émergente sert simplement d’appoint pour en fermer l’accès. La roche, calcaire, permet justement ce mode de construction, vernaculaire, qui obéit à la mentalité du montagnard assiégé.

Après la conquête arabe (636), les maronites, originaires de Syrie, s’établissent au Mont-Liban. C’est le moment de l’expansion du christianisme dans la montagne libanaise. Ils s’installent notamment à Qadisha et implantent leur patriarcat à Deir Qannoubine (Kenobion, en grec, signifie « monastère »), un des monastères les plus anciens. Ils font de la vallée leur berceau, d’autant plus que l’érémitisme est une des caractéristiques principales de leur foi. Le patriarcat maronite siège à Deir Qannoubine durant 400 ans (1440-1830). Outre son importance spirituelle, tant sur le plan national que régional —c’est le patriarcat d’Antioche et de tout l’Orient—, il joue un rôle politique. Les opinions du patriarche sont en effet très écoutées : les décisions importantes sont prises en concertation avec lui. Qannoubine demeure aujourd’hui actif en tant que monastère, même après le transfert du patriarcat à Bkerké et Diman (résidence d’été, que l’on peut visiter, non loin de là).

Outre Qannoubine, le monastère Mar Antonios Qozhaya (XIe siècle), le plus grand de la vallée, est célèbre pour avoir accueilli entre ses murs la première imprimerie de la région en 1610. A l’époque, la langue arabe est écrite en caractères syriaques : le karchouni. Il fonctionne sans interruption depuis sa création et abrite aujourd’hui un musée religieux et ethnographique.

En dépit du caractère religieux de Qadisha, la randonnée à travers la vallée peut ne pas revêtir une dimension spirituelle : tout comme le chemin de Santiago de Compostelle en Espagne, il n’est pas nécessaire d’être chrétien, ni même croyant, pour la faire. Il peut s’agir d’une immersion dans l’histoire et la culture du Mont-Liban, ou juste une activité physique dans un cadre naturel spectaculaire.

En effet, cette vallée encaissée, avec sa géographie sauvage, accidentée, ses précipices et ses ravins vertigineux, au fond desquels coule une rivière qui émane des neiges éternelles des Cèdres, est, en soi, à couper le souffle.

 La vallée s’étend sur 50 Km. Toutefois, sa partie la plus remarquable est sans doute celle constituée des 20 Km compris entre Tourza et la grotte de Qadisha. La meilleure manière de les découvrir est d’aller d’est en ouest, en empruntant un des chemins escarpés et vertigineux,  à partir du village de Bcharré.

Une journée est suffisante mais l’idéal serait de réserver deux jours pour pouvoir sillonner les sentiers les plus intéressants de la vallée, et surtout, prendre le temps d’admirer les magnifiques paysages qui, eux aussi, renferment leur propre spiritualité. 


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