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Nahr el Kelb

par Carine Mansour

Nahr el Kelb
Nahr el Kelb

 

Le « Fleuve du chien », Nahr el Kelb, jadis obstacle naturel infranchissable, est un véritable livre d’histoire du Liban gravé dans la roche. Les différents conquérants y ont immortalisé leur passage sur des stèles.


Nahr el Kelb (Fleuve du chien), à 12 Km au nord de Beyrouth, a été tout au long de l’histoire du Liban un point de passage stratégique sur l’axe côtier Nord-Sud : son abrupt promontoire escarpé,  qui se dresse à même la côte, était un obstacle difficile à franchir. Pour cette raison, les différents conquérants depuis l’Antiquité y ont immortalisé leur passage et leurs exploits sur des stèles, inscriptions commémoratives ou bas reliefs. Chacun transformait ainsi un peu plus ce lieu en un livre d’histoire du Liban à ciel ouvert.

On compte à Nahr el Kelb 22 stèles. La paternité des plus anciennes, au nombre de trois, revient à Ramses II (-1300). Viennent ensuite celle du roi néo-babylonien Nabuchadnezzar (XIIe s. av. JC), celles de différents rois Assyriens dont Esarhaddon (VIIe s. av. JC), de l’empereur romain Marcus Aurelius, connu sous Caracalla (IIIe s.) et de Proclus, gouverneur byzantin de la Phénicie (IVe s.). Durant l’ère mamelouke, le sultan Barqouq (1382-99) y relate la construction d’un pont en pierre, tandis qu’en 1860, Napoléon III y immortalise l’intervention française dans la « Guerre de la montagne » qui opposa Chrétiens et Druzes. Au XXe siècle, de nouvelles pages de l’histoire de ce qui deviendra bientôt la République libanaise s’écriront : l’arrivée des Alliés au Levant à la fin de la Première guerre mondiale (1918), la prise de Damas par les troupes françaises (1941), puis le retrait de toutes les forces étrangères du Liban trois ans après l’indépendance (1946). Plus récemment, en l’an 2000, une stèle a été posée pour commémorer le retrait de l’armée israélienne du Sud-Liban.

« Redouté et scabreux »

Afin de franchir cet obstacle « scabreux et redouté », pour reprendre les mots de l’archéologue français Maurice Dunand, les différents envahisseurs ont aménagé des voies sur le cap. Trois accès, répartis sur un dénivelé de trente mètres, se situent sur le côté Sud du promontoire. La plus élevée et la plus ancienne, la voie égyptienne, s’achève en un cul de sac. La voie romaine est un sentier étroit qui contourne le cap puis rejoint la route côtière. La voie ottomane, quant à elle, rase les flots.

Mais les stèles ne sont que la partie visible de l’iceberg d’un site qui fut habité depuis le paléolithique moyen (90.000 ans). Les archéologues ont en effet trouvé dans la vallée deux grottes datant de cette époque, ainsi que du chalcolithique et de l’âge du bronze ancien (6.000 - 3.000 ans).

Toutefois, le site Nahr el Kelb a été négligé durant la guerre du Liban, servant à la fois de barrage et de no man’s land. C’est en 2003 que la Fondation nationale du patrimoine restaure le site et en aménage l’accès. Deux années plus tard, Nahr el Kelb est intégré à la liste « Mémoire du Monde » de l’UNESCO.


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