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Découvrir le vin libanais

par Carine Mansour

Le prestige d'une tradition - Mon Liban
Le prestige d'une tradition - Mon Liban

LE VIN LIBANAIS

C’est l’automne, la saison des premières pluies, et aussi des vendanges. C’est le moment idéal pour parler du vin, une tradition ancrée au pays du Cèdre depuis plus de 3000 ans.

Au Liban, on produit du vin depuis au moins 3000 ans. La viniculture constituait en effet un volet principal de l’économie des Phéniciens et a joué un rôle important dans l’élargissement de leurs échanges et leur implantation en Méditerranée. On a retrouvé de nombreuses jarres, dites de Canaan, qui servaient à transporter le vin. Afin de réduire les coûts de transport, les Phéniciens encouragèrent la production locale et établirent ainsi des vignobles, à Chypre, Malte, Carthage ainsi que sur tout le versant sud de la Méditerranée. Il ne s’agissait pas seulement du commerce d’un produit, mais de tout un savoir-faire. Les Phéniciens étaient en effet d’excellents vinificateurs et viticulteurs, maîtrisant parfaitement le choix des lieux de plantation les plus favorables en fonction du climat et de la topographie. Ils inventèrent la taille et remarquèrent que les terres les moins favorables à d’autres cultures étaient les plus propices à la vigne.

Cette histoire a débuté dans la vallée de la Bekaa, dont les caractéristiques topographiques et climatiques font une zone idéale pour la viticulture. Protégée par deux chaînes de montagnes de part et d’autre, située à une altitude de 1000 m, elle se caractérise pas des hivers pluvieux et des étés secs et ensoleillés et une topographie de coteaux qui crée des microclimats favorables à la production de vin.

Mais la viticulture au Liban semble remonter à des temps encore plus anciens que les Phéniciens. La fabrication des premiers vins, que les historiens situent à -6000, a débuté dans le Caucase du Nord (actuelle Géorgie et Arménie), puis s’est étendue dans une zone triangulaire limitée par la Palestine au Sud et la Mésopotamie (actuel Irak) à l’Est. La vallée de la Bekaa se situe à l’intérieur de ce triangle. Les Phéniciens auraient donc repris et perfectionné une tradition qui était d’ores et déjà ancrée and l’histoire et la géographie.

Une tradition que les Romains, qui édifièrent à Baalbeck, au cœur de cette région, un temple à la gloire de Bacchus (IIe siècle), le dieu du vin, perfectionnèrent. Plusieurs cépages et manière de planter furent découverts. En outre, le design du pressoir évolua, et on commença à stocker le vin dans des tonneaux, idéaux pour la conservation et pour l’exportation.

Durant le Moyen Age, les marchands vénitiens aident à diffuser le vin libanais et le commercialisent.

Ensuite et à des périodes différentes, les Français furent ceux qui développèrent la production de vin libanais et contribuèrent à son expansion dans le monde. D’abord sur le chemin de retour des Croisés (XIIIe siècle). Puis, durant l’époque ottomane, alors que les Trucs avaient négligé l’agriculture et interdit la viniculture sauf dans les cérémonies religieuses. Ce furent justement les Jésuites, qui élisent domicile dans la Bekaa à partir de 1892, qui réactivèrent cette production, jetant les semences de la viniculture moderne. Durant le mandat (1920-1943) la France créa une demande pour le vin, avec un litre par jour par soldat, ce qui donna un nouveau souffle à la production locale.

Parallèlement, avec la diaspora libanaise aux quatre coins du globe, le vin libanais a tôt fait de se répandre pour finir par constituer, avec la cuisine, le meilleur ambassadeur du pays du Cèdre. Actuellement, le Liban exporte 50% de sa production de vin, principalement en France, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

Ces dernières décennies, l’industrie a mûri comme un bon cru, avec la multiplication des nouveaux producteurs, grâce à qui le vin se convertit en un produit haut de gamme. De cinq en 1998, on en compte une bonne trentaine aujourd’hui, qui produisent, ensemble, huit millions de bouteilles par an.

Le vin libanais se présente en une grande variété, même si la majorité de la production est du vin rouge. Toutefois, les traits communs à ses grands crûs sont un goût puissant et beaucoup de matière. Les cépages dominants sont notamment français (cabernet sauvigon, syrah, mourvèdre, carrignan, cinsault, grenache, chardonnay, muscat et des variétés de Merlot et Rhône tels Cinsaut, Carignan et Grenache), mais le Liban possède aussi un riche héritage local qui est en train de gagner du terrain.

Le producteur le plus connu est Château Musar (1930), qui durant longtemps était le seul présent sur le marché international. Château Ksara est le vignoble le plus ancien du pays (1857) et produit 2 millions de bouteilles par an. Il est talonné par Château Kefraya (1950, 1.8 millions de bouteilles) qui est le premier à s’internationaliser après Château Musar. Massaya, fondé au milieu des années 1990, s’est hissé, en l’espace de quelques années, aux côtés de ses confrères sur le marché mondial. Nous pouvons aussi citer Domaine Wardy (1891), Clos Saint Thomas (mi-1990,produit par la maison Touma, réputée pour l’Arak), le Domaine des Tourelles (1868),deuxième producteur le plus ancien, Héritage (1888), et Château Fakra (1985) et Karam, le premier producteur du Sud-Liban. La liste n’est évidemment pas exhaustive, et les nouveaux venus continuent de pointer leur nez, encouragés par la performance de leurs prédécesseurs. 


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