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Anjar

par Carine MANSOUR

Anjar par David Holt - Mon Liban
Anjar par David Holt - Mon Liban

Anjar, au cœur de la Bekaa, à 60 kilomètres de Beyrouth et environ 900 mètres d’altitude, est un joyau urbanistique et architectural unique en son genre, classé au patrimoine de l’Humanité en 1984. A la différence de la plupart des cités historiques de la région, celle d’Anjar n’a vécu et prospéré que durant une seule période : celle des Omeyyades. Elle constitue par ailleurs le seul vestige de cette ère au Liban.

Les Omeyyades, une dynastie de califes au pouvoir à Damas durant près d’un siècle (661-750), ont fondé le plus grand état musulman de l’histoire, s’étendant de l’Inde à la péninsule ibérique. C’est sous leur règne, marqué par une grande tolérance religieuse, que la langue arabe et la religion musulmane se propagent.

Anjar doit son nom à une source avoisinante, « Ain Gerrha » (la rivière qui coule), qui alimente le Litani. C’est à proximité de cette source que le calife Walid Ier ordonne la construction de la ville fortifiée (705). Pour ce faire, il fait appel à des architectes byzantins et syriens. Anjar est conçue pour être comptoir commercial, notamment en raison de sa situation stratégique, à l’intersection de la route Beyrouth-Damas (ouest-est), et celle de Homs-Baalbeck-Sud Liban.

La cité n’a pourtant vécu que quelques décennies et était encore inachevée à la chute du califat (750). Détruite, elle est désertée et demeure en ruines jusqu’en 1943, lorsque l’Etat libanais y entreprend des fouilles qui n’ont encore à ce jour pas fini de dévoiler les mystères de l’ancienne ville fortifiée.

Construite sur le modèle romain, Anjar est implantée dans un rectangle de 370 x 310 mètres et entourée d’une enceinte que cantonnent des tours semi-pleines crénelées. Les deux voies principales, qui correspondent au cardo maximus (nord-sud) et au decumanus maximus (est-ouest) romains, sont ponctuées de fines colonnes rosâtres entre lesquelles étaient logées des boutiques. Un tétrapyle marque leur intersection.

Le monument principal de la ville est le grand palais, au Sud-Est, dont l’un des murs, avec ses principales arcades sur deux étages, a été reconstruit. L’usage de la brique, aux côtés de la pierre calcaire a des propriétés anti-sismiques. Au nord du palais, les fouilles ont permis de dévoiler une mosquée. Au Nord-Est, un petit palais est remarquable pour ses riches motifs incrustés représentant des aigles, des hiboux et des feuilles d’acanthe. Au Nord, les hammams reprennent le modèle des thermes romains.  

La ville moderne d’Anjar (2.500 habitants), quant à elle, est fondée vers 1939 par des réfugiés arméniens. Leurs villages d’origine ont d’ailleurs donné leur nom aux quartiers de la ville.

Le temps est loin de s’être arrêté à Anjar. La ville est d’ailleurs célèbre pour certaines spécialités culinaires, notamment les plats à base de truite.

Découvrez Anjar à travers notre excursion à Baalbeck, Ksara et Anjar !


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